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« Café Allais »

 " Ne nous prenons pas au sérieux, il n'y aura aucun survivant ". Alphonse Allais

Textes : Alphonse Allais

Textes originaux : Pierre Méchanick & Gilles Bugeaud
Musique : Nicolas Ducloux

Edwige Bourdy, soprano
Gilles Bugeaud, baryton, Pierre Méchanick, baryton

Nicolas Ducloux, piano - Nicolas Crosse, contrebasse
François Miquel, clarinette

Pierre Méchanick, mise en scène
Elisabeth de Sauverzac, costumes & photos
Thibaut Fack, scénographie-lumière


Voir le dossier de presse
Photos du spectacle - ©Elisabeth de Sauverzac

   


Café Allais est une production de la Compagnie Lyrique Générale de France, en coproduction avec le Théâtre Musical de Besançon et la Péniche Opéra, Compagnie nationale de théâtre Lyrique et Musical . Ce projet a obtenu le soutien de l’Adami.

Compagnie Lyrique Générale de France 17 rue de l’église 94300 Vincennes

site : www.clgf.fr - contact : clgfcontact@gmail.com

Café Allais…

Qu’a fait Allais ? Au moment de mettre ses textes à l’épreuve de la scène, le calembour n’est pas de trop pour nous interroger sur la nature et la portée de son oeuvre.

Alphonse Allais (1845-1905) a toujours été considéré comme un écrivain humoriste, condamné à la postérité pour ses seuls bons mots et ses traits d’esprit. Pourtant, son oeuvre est celle d’un écrivain moderne, reconnue par ses pairs (Alfred Jarry, Jules Renard, Charles Cros, Tristan Corbières) et célébrée plus tard par les surréalistes et les pataphysiciens. Ses textes, dont la longueur n’excède pas la chronique journalistique, annoncent indiscutablement des auteurs tels que Pierre Dac, Roland Topor, Pierre Desproges et jettent les bases d’un comique subversif dans la forme et détonnant dans la pensée.

Allais joue avec son lecteur et lui tend des pièges. Le texte est une boîte à malices faite pour le tromper. Fausses citations, effets d’improvisation, précisions inutiles : c’est du trompe l’oeil, du théâtre baroque. Nous installerons le public dans les mêmes dispositions que le lecteur. La construction de « Café Allais » a son support privilégié qui est la musique. A rebours de la simple illustration, la musique de Nicolas Ducloux est constituée de principes actifs.

Partout elle coupe, masque, dévoile, se charge d’intentions bienveillantes ou implacables pour transformer en tableau le récit allaisien. Elle introduit un surplus de sens et de double sens, rejette les apparences globales et agrandit de façon presque hallucinatoire le moindre détail. Il est allé de soi que cette musique devait être opératique car c’est par le chant lyrique que les personnages d’Allais, entraînés dans une chute permanente, prennent leur véritable dimension dramatique.

Alphonse Allais est un écrivain urbain dont le lieu de prédilection est la terrasse des cafés des boulevards : « J’ai toujours eu l’amour des terrasses de café, et la conception du paradis, serait pour moi, une terrasse de café d’où l’on ne partirait jamais » (Le Chat Noir,
20 juin 1885). La légende retient que c’est dans les cafés qu’il rédigeait ses contes, après les avoir dits
en public, puis retranscrits par coeur sur papier à l’en-tête des brasseries.

Voilà qui plonge le parti-pris du spectacle dans un bouillon de parleries, de fourmillement d’actions scéniques qui renvoient à l’esthétique du cabaret et du café-concert où l’exigence de désordre était de mise. Pour autant, « Café Allais » ne sera pas, à proprement parler, un spectacle réunissant en vrac des morceaux choisis mais une véritable création construite. A côté des compositions musicales de Nicolas Ducloux, des textes originaux, écrits par Gilles Bugeaud et Pierre Méchanick, achèveront de cartographier l’univers hétéroclite et
expérimental d’Alphonse Allais, là où s’est engouffrée une certaine idée de la culture française.
 

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